Polyrythmie..avec la voix
Écrit par Vincent Richard   
20-01-2011


Cet article concerne la polyrythmie . comment transmettre deux voix rythmiques simultanées ou plus avec la voix ?
A l'aide de phonèmes Image Exemple
eh oui encore une fois !


Dans la cas présent j'utilise ceux des tablas indiens. libre à vous de les prendre mais vous pouvez bien sûr en choisir d'autres.
Comme chacun le sait peut-être, avec les  tablas Indiens il existe des #bols# pour indiquer des frappes de la main droite, de la main gauche , mais aussi (et ça c'est une idée géniale) des deux mains jouées ensembles !


Dans ce qui va suivre et n'y voyez pas de sacrilège j'ai détourné les #bols# de leur utilisation aux tablas ne soyez donc pas surpris si vous comparer les deux systèmes du coté très imparfait et simplifié de mon utilisation.

Dernière mise à jour : ( 27-01-2011 )
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C'est quoi un Musicien Intervenant ?
Écrit par sonia_C   
14-11-2010

Une musicienne intervenante, c’est quoi ?

  Image Exemple

Je suis sans voix, en colère, déçue…. Après de nombreuses années de travail, d’investissement, toujours dans le précaire,  mais sans jamais baisser les bras - car j’aime mon métier avec passion -  après avoir toujours mis l’amour de mon travail devant des conditions de travail très souvent très mauvaises, je me sens blessée et je me demande : c’est quoi un musicien intervenant ?

J’exerce ce métier depuis plus de 30 ans. J’ai commencé dans les favelas à Rio de Janeiro, j’ai travaillé pendant plus de 20 ans aux quatre coins de notre département, toujours agréée par la Drac, avec mon expérience, mon diplôme brésilien (niveau maîtrise)

C’est alors qu’on m’a fait comprendre que tout cela n’avait aucune réalité, que bien que mes qualifications soient reconnues par des conventions entre les États français et brésilien, il me fallait à tout prix faire une formation continue pour obtenir le DUMI (Diplôme Universitaire de musicien intervenant) BAC + 2.

 

Mon BAC+ 4 en musique n’avait soit disant plus aucune valeur pour exercer le métier de musicienne intervenante, bien qu’étant  sur le terrain depuis déjà de nombreuses années.

 

Positive, je me suis dit : «  c’est l’occasion d’avoir la reconnaissance de ce métier et de notre vrai rôle d’artiste et de musicien dans les écoles, de pouvoir enfin travailler dans une étroite collaboration avec les enseignants ».

 

Toujours motivée pour m’enrichir et apprendre, j’ai passé les tests d’entrée pour intégrer une antenne du CFMI à Béziers, j’ai obtenu avec succès le concours d’entrée, et j’ai commencé une formation continue de 3 Jours hebdomadaire à Béziers. Il me restait donc deux jours par semaine pour travailler, nourrir ma famille.

Sans aucune aide financière, et une formation guère différente finalement de mon parcours universitaire d’avant mon arrivée en France.

 

Cette formation, non seulement me retirait des heures de travail rémunérées, mais m’occasionnait des frais supplémentaires conséquents. Qui plus est, bien que chanteuse professionnelle, j’étais obligée de suivre des cours de chant pour débutants. Pendant ce temps je ne pouvais gagner ma vie. Perdant de l’argent, obligée de suivre des cours inutiles à l’autre bout du département (j’habite à Montpellier)  j’ai du arrêter la formation.

 

Et  donc pas de DUMI,  et pas de travail non plus, ayant aussi perdu des opportunités à cause de la formation.

 

Je n’ai pas baissé les bras : à partir de mon expérience sur le terrain j’ai crée ma propre activité, dans le cadre d’une  association « Le jardin des notes », à Prades le Lez (Hérault, agglomération de Montpellier) avec des ateliers musicaux, des cours d’instruments des spectacles avec les écoles réunissant tout le village. (http://lejardindesnotes.free.fr/)

 

J’ai développé  plusieurs projets en partenariat avec la commune de Prades le lez, ainsi qu’avec d’autres écoles du département,

J’ai développé parallèlement mon activité d’intermittente du spectacle (http://www.sonia-bessa.com/),  et  j’ai entrepris avec succès  une VAE (validation d’acquis par l’expérience) qui m’a permis espérer obtenir enfin mon DUMI.

En 2005, j’ai été embauchée de manière précaire comme intervenante en musique à Baillargues (école municipale de musique) ou j’ai travaillé 4 ans, avec des contrats de 10 mois reconductibles chaque année, après un passage obligé de deux mois aux Assedic,  

 

J’avais obtenu ma VAE dans son intégralité, j’avais le diplôme du DUMI, mais je travaillais toujours dans des conditions minables de travail, beaucoup de demande de surinvestissement et de travail infatigable, trimbalant des kilos de matériels, documents et instruments et toujours sans aucune reconnaissance, sans parler des salles de travail terriblement inadaptées, des horaires incompatibles pour cumuler plusieurs écoles de manière à avoir un minimum de salaire décent pour vivre, sans compter l’usure de la voiture, le transport de matériel à droite et à gauche partout à la fois, des projets parfois très intéressants mais reposant sur une mise en place et un investissement presque total de ma part, et un temps toujours partagé, entre plusieurs écoles.

 

Cela cependant avec joie, j’aime mon travail, j’aime les enfants, mais pourquoi est-ce si dur ?

 

Pourquoi, avec mon DUMI tout neuf en poche, avoir toujours des emplois précaires, pour des communes qui m’emploient par le biais d’écoles de musique ou d’associations.  Pourquoi ai-je l’air  ridicule quand je pose la question de pérenniser la musique avec les enfants, pourquoi semble-t-il incongru d’imaginer avoir une vraie activité de formation et d’éveil musical en collaboration avec différents acteurs culturels, dans un même et seul lieu ? Comment  imaginer travailler sereinement avec une équipe d’enseignants qui s’investit, avec des contrats précaires reconductibles à vie, en courant d’un endroit à l’autre.

 

Le DUMI n’a donc rien changé. C’est toujours la même galère.

 

Mais…

… il y a encore un concours : le concours du CNFPT pour assistant spécialisé d’enseignement artistique

 

Ce concours est organisé tous les trois ans.

 

Je me présente à ce concours en 2008, nous sommes de nombreux candidats à le faire dans la région.

Je suis une des rares à être reçue à ce concours dans ma spécialité en région L.-R.

Je suis fière : j’ai eu une bonne note et me voilà admise.

Je me reprends à rêver d’un vrai emploi en CDI avec des conditions de travail compatibles avec mes compétences.

 

Grace à ce concours, me voilà inscrite sur une liste d’aptitude. Mais, attention, étrange concours, si je suis déclarée apte à être embauchée par une collectivité locale, cette « aptitude » n’est  valable que trois ans !

Alors je  postule partout où j’apprends qu’il y a des postes vacants.  Je me rends compte assez vite que très peu de lauréats arrivent à avoir un poste de titulaire.

 

Je passe des entretiens, j’y rencontre d’autres candidats.

Comme une majorité d intervenants, j’ai déjà prouvé ma capacité à exercer mon métier, la plupart du temps au cours d’emplois précaires. Comme beaucoup de candidats que j’ai croisés, j’ai passé un concours pour rentrer au CFMI de Béziers, j’ai obtenu le DUMI, j’ai passé le concours du CNFPT à côté de Lille (avec des frais évidemment),  mais je ne suis toujours pas titulaire du mon poste.

A Baillargues, après 4 ans de travail précaire et après avoir réussi le concours du CNFPT je fais une demande de titularisation, c’est normal. La réponse est non, pas de titularisation, on continue en CDD (toujours précaire).

Qui plus est on me fait sentir que je devrais travailler, plus, pourquoi pas gratuitement, on me rend responsable du fonctionnement global de l’école de musique, on me traite d’incapable, bref on me fait comprendre que je dois rester à ma place de précaire et que je suis interchangeable.

Par sentiment de dignité, je refuse de continuer dans ces conditions : j’ai énormément  travaillé, je me suis investie, j’ai prouvé ma capacité et c’est pour continuer toujours dans le précaire ?

 C’est quoi ce métier ? Ce métier veut dire quoi ? Combien des musiciens intervenants viendront encore passer des concours et a travailler toujours de manière précaire ?

 

Récemment me voilà convoquée pour un entretien a Mèze : il y a en effet  un poste de titulaire vacant, je me suis dit, mon heure est peut-être arrivée, enfin… Un miracle ?

Et bien non. Le titulaire est remplacé par un contractuel, tout jeune, qui plus vient d’une autre région, et, bien sûr, il n’est pas lauréat du concours du CNFTP.

 

Encore plus récemment, j’apprends que la mairie de Sète aurait embauché une jeune personne  qui n’a pas passé le concours du CNFTP. Aucun appel à candidature n’aurait été fait…

 

Et je me demande : c’est quoi une musicienne intervenante ? 

Dernière mise à jour : ( 14-11-2010 )
 
Semaine de la Musique des MI
Écrit par Ouassem NKHILI   
30-05-2010
Ça y est, c'est fixé !
Nous sommes heureux de vous annoncer que...
Dans un an exactement aura lieu la
Semaine de la Musique à l'École

Le principe
Coordonner, lors d'une même semaine, des événements musicaux initiés par des Musiciens Intervenants dans le plus grand nombre de villes et de lieux, dans toute la France. Tous ces événements seront rassemblés dans une même programmation nationale.
Dernière mise à jour : ( 12-06-2010 )
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